Aïkido Club de Sannois Club affilié à la FFAB (Fédération Française d'Aikido et de Budo).
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Nobuyoshi Tamura Sensei

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Laurent PHILIPPE
05.Aoû

Nobuyoshi Tamura Sensei

Portrait de Tamura Sensei

Maître Nobuyoshi Tamura est né le 2 mars 1933 à Osaka. Il commença très tôt la pratique des arts martiaux et, à partir de 1953, devint un des disciples les plus proches de O'Sensei Morihei UESHIBA, fondateur de l’Aïkido.

Arrivé en France en 1964, il a consacré sa vie au développement de l’Aïkido. Il était le directeur technique de la FFAB et délégué de l’Aïkikaï de Tokyo pour l’Europe.

C’est un grand privilège d'avoir pu bénéficier de son enseignement durant toutes ces années.

Le classicisme de sa technique a toujours été apprécié dans le monde entier.

Son Aïkido était noble et élevé, il enseigna jusqu'à la fin de sa vie avec cœur et justesse, tant dans ses nombreux stages nationaux et internationaux que dans son dojo Shumeïkan de Bras (Var).

Maître Tamura est décédé le 9 juillet 2010 à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume où il résidait avec son épouse.

 

"Il ne fait pas de doute que l’homme doive, jour après jour, tendre vers le haut, c’est le vrai sens de la vie. Cependant, il ne faut pas oublier que le « haut » est défini par et pour soi et non en fonction des autres et en relation de compétition avec l'extérieur.
L'Aïkido est une voie qui permet de se connaître soi-même et de travailler sur soi-même."

Kata dori par Tamura Sensei

O Sensei Morihei Ueshiba

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Laurent PHILIPPE
05.Aoû

O Sensei Morihei Ueshiba

Ueshiba Sensei est le fondateur de l'Aikido.

Portrait de O'Sensei Morihei Ueshiba

L'enfance et l'adolescence (1883 - 1901)

Né le 14 décembre 1883 au Japon dans la ville de Tanabe, située dans la préfecture de Wakayama, Morihei Ueshiba était le quatrième enfant et l’aîné des garçons de Yoroku Ueshiba, un fermier aisé qui fut membre actif du conseil municipal pendant vingt ans et Yuki Itokawa, descendante de noble famille (clan Takeda).

Par l’intermédiaire de ses parents, dès son plus jeune âge, il est amené à s’initier à la fois aux beaux arts (sa mère s’intéressait à la peinture, à la calligraphie, à la littérature et à la religion), et aux arts martiaux (par son père). Morihei Ueshiba étudiait le chinois et la religion bouddhiste. Il manifestait un vif intérêt pour la prière et la méditation. Avec son père, il apprit l’art martial secret du Aioi-ryu, un mélange de Tai-jitsu et de Kendo. Etant un enfant chétif et souvent malade, pour se renforcer physiquement, Morihei Ueshiba était vivement encouragé par son père à pratiquer le sumo et la natation dès l’âge de 7 ans.

En 1901, il partit à Tokyo pour monter son propre affaire en ouvrant un magasin : Etablissement UESHIBA, librairie et papeterie scolaire. C’est durant cette période de sa vie à Tokyo que Morihei Ueshiba commença à approfondir ses connaissances des arts martiaux en étudiant le Tenshin Shin’yo jujutsu de l’école Kito sous la direction du Maître Tokusaburo Tozawa ainsi que le kenjutsu de l’école Shinkage kenjutsu.

Le mariage et l’entrée dans l’armée (1901-1907)

Moins d’un an plus tard, après avoir contracté le béribéri (maladie causée par un déficit en vitamine B1, elle provoque une insuffisance cardiaque et des troubles neurologiques) qui le terrassa, Morihei Ueshiba dut quitter Tokyo et retourna dans sa ville natale de Tanabe pour se soigner. Il s’astreignait alors à se forger un corps neuf et solide en se livrant aux exercices physiques les plus durs.

Peu après son retour, il épousa Hatsu Itokawa (née en 1881) qu’il connaissait depuis son enfance.

En 1903, Morihei Ueshiba réussit à s’engager dans le 37e régiment d’infanterie de Wakayama, malgré sa petite taille (environ 1,55 m).

Il excella en tous genres d’exercices et plus particulièrement en Juken Jutsu (combat à la baïonnette). On le surnomma « Dieu des soldats » pour sa grande habileté au maniement de la baïonnette, sa détermination au travail et son honnêteté. En 1904, il fut envoyé au front comme caporal lors de la guerre russo-japonaise et revint avec le grade de sergent pour son courage au combat.

Durant son service militaire, il étudia le sabre de l’école Goto du Yagyu-ryu jujutsu dirigée par Masakatsu Nakai Sensei. Il continua cet entraînement après sa démobilisation et il reçut le diplôme de l’école Goto en 1910.

Il quitta l’armée en 1907 et revint à Tanabe où il entreprit l’étude du Judo avec Kiyoichi Takagi Sensei et travailla à la ferme familiale.

Le séjour à Hokkaïdo et la rencontre avec Sokaku Takeda (1907-1919)

Pendant les 3 années suivant son retour à Tanabe, Morihei Ueshiba s’absorbait par toutes sortes d’activités.

En 1910, à la naissance de sa première fille Matsuko, il commença à s’intéresser de près à un projet de peuplement de l’île sous-dévelopée de Hokkaïdo du gouvernement japonais. En mars 1912, à la tête d’un groupe de 54 familles, il dirigea leur déménagement dans une partie reculée du nord de cette île qui allait devenir le village de Shirataki.

Malgré toutes les énormes difficultés dûes au climat rigoureux et à l’état inculte de cet endroit, ce groupe de colons, persévérant, réussit à mener à bien de nombreux projets : cultiver de la menthe, élever des chevaux, se lancer dans l’industrie laitière, développer l’exploitation du bois de construction…

Morihei Ueshiba se démena pour assurer les succès de cet établissement qui lui tenait tant à cœur. Il est directement à l’origine de nombreuse entreprises ambitieuses comme la construction d’une rue marchande à Shirataki, l’amélioration des conditions de logement, la création d’une école.

En février 1915, un évènement marqua profondément la vie de Morihei Ueshiba et influença indubitablement le développement de l’Aïkido : la rencontre dans la ville d’Engaru avec l’excentrique Sokaku Takeda Sensei, grand spécialiste du Daïto-Ryu Jujutsu.

Ce dernier s’était installé sur l’île d’Hokkaido qu’il parcourait régulièrement afin d’y diriger des stages de jujutsu. Morihei Ueshiha n’était alors âgé que de trente deux ans mais était déjà très compétent en arts martiaux mais pas autant que Takeda Sensei qui était, à cette époque, dans la force de l’âge. Morihei fut fasciné par le nombre, la complexité et la puissance des techniques pratiqués par Takeda. Il consacra dès lors beaucoup de temps et d’argents à leur apprentissage. Il invita même Sokaku à vivre chez lui afin de pouvoir bénéficier de cours particuliers. L’ensemble de ces cours privés coûtant très cher, son père l’aida financièrement en lui adressant des fonds de Tanabe.

Morihei Ueshiba devint, très vite, l’un des meilleurs élèves de Takeda et reçut un diplôme d’instructions du premier degré du Daïto-ryu en 1917. Il acquit une maîtrise remarquable dans cet art martial. L’enseignement qui lui fut transmis comportait plusieurs centaines de techniques très sophistiquées, composées de clés, de projections et d’immobilisations. L’ensemble de ces techniques seraient la base de ce qui allait devenir plus tard l’Aïkido de maître Ueshiba.

En juillet de la même année naquit son fils aîné Takamori.

La rencontre avec Onisaburo Deguchi et le séjour à Ayabe (1919-1924)

A la mi-novembre 1919, appris par un télégramme que son père était gravement malade, Morihei Ueshiba abandonna précipitamment Hokkaido pour retourner à Tanabe et se rendre au chevet de son père mourant en léguant sa modeste maison ainsi que tous ses biens à son maître Sokaku Takeda.

Au cours de ce voyage, Morihei entendit parler, par un compagnon de voyage, des extraordinaires pouvoirs de guérison que possédait un chef religieux nommé Onisaburo Deguchi. Il fit un détour alors par Ayabe, situé près de Kyoto, afin de rencontrer ce grand chaman et lui demander de prier pour le rétablissement de son père.

Tout comme sa rencontre avec Sokaku Takeda Sensei, cette rencontre avec Onisaburo, personnalité charismatique de la religion Omoto-Kyo et célèbre pour son Chikon Kishin (technique de méditation, ascèse mentale qui doit conduire à la sérénité et rapprocher du divin), bouleversa sa vie. Autant Sokaku Takeda influença maître Ueshiba par ses techniques de jujutsu, autant Onisaburo Deguchi l’influença par son idéologie et ses concepts spirituels sur la vie.

Morihei resta jusqu’au 28 décembre à Ayabe qui était le centre spirituel de la religion Omoto, avant de repartir pour Tanabe.

Lorsqu’il arriva à Tanabe, c’était déjà trop tard ! Son père était déjà décédé. Yoroku Ueshiba décéda le 2 janvier 1920 à l’âge de 76 ans.

Très peiné par la disparition de son père et marqué par la rencontre avec Onisaburo Deguchi, quelques mois plus tard, Morihei Ueshiba décida d’aller s’installer à Ayabe auprès de Onisaburo afin de vivre une vie spirituelle plus riche et de retrouver la paix intérieure en menant une vie d’ascète. Il commença alors une nouvelle vie parmi les disciples de la religion Omoto en compagnie de sa femme Hatsu et de leur fille Hatsuko âgée de huit ans. Il fit rapidement partie du cercle des proches d’Onisaburo.

Sa première année à Ayabe (1920) était à nouveau marquée par une tragédie personnelle : il perdit ses deux fils de maladies infantiles : Takemori (trois ans) mourut au mois d’août, et son second fils Kuniharu (un an) en septembre.

Son troisième fils, Kisshomaru naquit en 1921, puis la mère d’O Sensei décéda à son tour en 1922… Cette même année, à la fin du séjour (près de 6 mois) chez Morihei de maître Sokaku Takeda, de ce dernier Morihei reçut le certificat de « kyori dairi » (professeur assistant).

A la demande de O. Deguchi, impresionné par ses compétences martiales, d’enseigner aux adeptes de la religion Omoto intéressés, Morihei Ueshiba ouvrit à son domicile « Ueshiba Juku » – l’académie d’arts martiaux Ueshiba, un dojo de dix-huit tatamis où il enseignait le Daîto-Ryu Jujutsu.

La pratique et l’enseignement des arts martiaux de Morihei Ueshiba empruntait un caractère plus intensément spirituelle. Il prenait de plus en plus ses distances avec les budos traditionnels pour développer sa propre approche originale : il brisait les barrières entre l’esprit, l’âme et le corps.

En 1922, cette synthèse fut nommée Aiki-bujutsu et connue du public comme le Ueshiba-ryu Aiki-bujutsu.

Au cours de l’année 1923, l’enseignement dispensé à l’Académie Ueshiba fut bientôt reconnu. Le nombre d’adeptes de l’Omoto-Kyo qui venait s’entraîner augmenta régulièrement et les soldats de la proche base marine de Maizuru s’y intéressèrent à leur tour.

L’aventure en Mongolie (1924-1925)

Les projets de Onisaburo Deguchi pour accroître l’influence de la religion Omoto étaient nombreux et grandioses. L’un parmi eux, exposé au maître Ueshiba et à une poignée d’amis dans le plus grand secret, consistait à instaurer en Mongolie où s’affrontaient les armées chinoise et japonaises un état religieux qui tenterait l’unification du monde par l’amour universel, la bonté et la fraternité.

Ainsi, le 13 février 1924 Onisaburo, maître Ueshiba et un groupe de proches, partirent pour le continent et unirent leurs sorts, pour atteindre leur but, à un militaire rebelle Lu chang K’uei, commandant en activité dans la région. Mais malheureusement, ils furent aussitôt capturés par des troupes chinoises et condamnés à mort et ne durent leur survie qu’à l’intervention in extremis du consulat japonais.

C’est durant ce voyage que se passe le fameux épisode où maître Ueshiba, menacé de mort par des ennemis armés de fusils, vit sous forme de traits de lumière la direction des balles qui se dirigeaient vers lui et pouvait ainsi les éviter sans qu’aucune balle ne lui toucha.

La connaissance de cette formidable capacité intuitive fut une expérience fondamentale pour Morihei. A son retour au Japon, les manifestations de cette force spirituelle apparurent bientôt en de multiples occasions.

La naissance de l’Aïkido (1925-1927)

Maître Ueshiba retourna à Ayabe. Il reprenait l’enseignement des arts martiaux à l’académie Ueshiba et travaillait à la ferme Tennodaira. A cette époque, il s’intéressait particulièrement à l’enseignement du Sojutsu (la technique de la lance), du Ken-jutsu et du jujutsu.

Sa réputation s’étendait à travers tout le Japon. D’importantes personnalités du monde politique ou militaire lui rendaient visite. Il comptait, parmi ses élèves en Daito-ryu, un certain nombre d’officiers de la marine dont l’éminent amiral Seiko Asano, lui aussi adepte de la religion Omoto et l’amiral Isamu Takeshita. Très impressionné, celui-ci fit de son mieux pour que Morihei puisse faire des démonstrations et diriger des stages à Tokyo. Parmi les protecteurs de M. Ueshiba figurait également Gombei Yamamoto, amiral en retraite, qui a été premier ministre du Japon à deux reprises.

Au printemps de l’année 1925 survint un évènement qui modifia radicalement la vision que maître Ueshiba portait sur les arts martiaux. Un officier de la marine, maître de Kendo le défia en combat. Maître Ueshiba accepta et gagna le combat sans vraiment se battre. Il n’utilisa pas son sabre mais évita ou dévia chacun des coups de l’officier car il fut capable de visualiser la trajectoire de ces coups avant que l’officier ne les porte. Après le combat, maître Ueshiba, épuisé, se retire dans son jardin pour aller se rafraîchir près du puits. Il eut alors un sentiment de grande paix et de grande sérénité. Il lui parut soudain qu’il baignait dans une lumière dorée descendue du ciel. Son corps et son esprit devenait de l’or. Cette expérience intense et unique fut sa révélation personnelle, son Satori.

A cet instant, tout lui devint clair. Il comprit le lien qui l’unissait à l’univers, il comprit un par un les autres principes philosophiques sur lesquels l’Aïkido est fondé. C’est de ce jour qu’il estima devoir désigner son enseignement sous le nom de aïki-budo plutôt que aïki-bujutsu. La substitution du caractère « do » à celui de « jutsu » change entièrement l’esprit de l’étude : on passe de la « technique martiale de l’aïki » à « la voie martiale de l’aïki ». L’Aïkido était né !

O'Senseï raconte son ressenti pendant ce Satori : « Soudain, il me sembla que le ciel descendait. De la terre, surgit comme une fontaine d’énergie dorée. Cette chaude énergie m’encercla, et mon corps et mon esprit devinrent très légers et très clairs. Je pouvais même comprendre le chant des petits oiseaux autour de moi. A cet instant, je pouvais comprendre que le travail de toute ma vie dans le Budo était réellement fondé sur l’amour divin et sur les lois de la création. Je ne pus retenir mes larmes, et pleurai sans retenue. Depuis ce jour, j’ai su que cette grande Terre elle-même était ma maison et mon foyer. Le soleil, la lune et les étoiles m’appartiennent. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais ressenti aucun attachement envers la propriété et les possessions. »

L’établissement à Tokyo (1927-1941)

Morihei Ueshiba déménagea en 1927 à Tokyo avec sa famille. Au début de son installation, Maître Ueshiba enseigna dans les résidences privées de plusieurs de ses protecteurs. Ses élèves étaient des officiers de l’armée, des hommes politiques et des dirigeants d’entreprises. Parmi eux, l’amiral Takeshita était un élève très passionné et soutenait beaucoup maître Ueshiba. Il se démenait pour faire connaître Maître Ueshiba et son art dans différents milieux. Cet appui fut certainement déterminant pour le succès de maître Ueshiba à Tokyo.

En 1931, une collecte de fonds permit l’ouverture du centre Kobukan à Ushigome, Shinjuku, un quartier commercial animé de Tokyo. Actuellement, c’est toujours à cet endroit que l’on trouve le siège de l’Aïkikaï. Là en octobre, il reçut la visite de Jigoro Kano Sensei, fondateur du Judo. Maître Kano fut si impressionné par les techniques de maître Ueshiba qu’il lui confia plusieurs de ses meilleurs élèves afin qu’ils apprennent l’Aïkido. Le Kobukan était alors connu sous le nom de « dojo de l’enfer » à cause de l’entraînement intensif qu’on y pratiquait.

Parmi les élèves de cette époque, se trouvaient des pratiquants renommés tels que Yoïchiro Inoue, Kenji Tomiki, Minoru Mochizuki, Tsutomo Yokawa, Shigemi Yonekawa, Rinjiro Shirata et Gozo Shioda.

Entre 1939 et 1940, en plus de son enseignement au Kobukan, Morihei fut engagé pour enseigner les arts martiaux dans différentes académies militaires telles que l’école d’officiers de Toyama, l’école d’espions de Nakano, l’école navale etc… Mais en réalité l’enseignement fut souvent délégué à des élèves avancés du Kobukan car l’emploi du temps de Morihei Ueshiba était surchargé.

En septembre 1939, Morihei fut invité en Mandchourie pour faire une démonstration publique. Il y combattit l’ancien lutteur de sumo Tenryu et le cloua au sol d’un seul doigt. Celui-ci devenait dès lors son élève. Il fit ensuite plusieurs visites en Mandchourie, dont la dernière, en 1942 à l’occasion de la célébration du dixième anniversaire de la création de l’état de Mandchourie. Ce jour là, il effectua sa démonstration en présence de l’empereur Pu’Yi.

Le 30 avril 1940, le Kobukan obtint le statut de « Formation reconnue par le ministère de la santé et de l’hygiène ». Le premier président fut l’amiral Isamu Takeshita.

Le départ pour Iwama et les dernières années du fondateur (1941-1969)

En 1941, avec son épouse, maître Ueshiba se retire à Iwama (à 120 km de Tokyo) où se trouve actuellement le sanctuaire de l’Aïkido : l’Aïki Jinja, aujourd’hui classé monument historique.

En 1946, à cause de l’interdiction de pratique de tous les arts martiaux au Japon par les Américains, le dojo de Tokyo fut fermé jusqu’en 1948, date à laquelle il prit le nom d’Aïkikaï. L’Aïkido fut le premier art martial qui reçut l’autorisation de reprendre la pratique en raison de sa tendance pacifiste.

A partir de 1948, l’Aïkido commença à connaître une forte croissance auprès des pratiquants japonais ainsi qu’étrangers. Le nombre des élèves ne cessa d’augmenter et c’est à cette époque que naquit vraiment la forme moderne de l’Aïkido.

Dès les années 50, Maître Ueshiba, âgé de 67 ans, laissait de plus en plus le soin de l’enseignement à son fils Kisshomaru et à ses meilleurs disciples, dont certains émigreraient à l’étranger, répandant ainsi l’Aïkido à travers le monde.

En 1960, O Senseï reçut la médaille honorifique Shiju Hosho de l’empereur Hirohito. La construction du nouveau Dojo du quartier général de l’Aïkido fut entreprise en 1967, aidée par la ville de Tokyo, qui reconnaît l’Ecole d’Aïkido fondée par Moriheï Ueshiba. La même année, O Senseï Morihei Ueshiba, alors âgé de 84 ans donna sa dernière démonstration en public, à l’occasion de l’inauguration du nouveau Dojo. Cette démonstration, qui a été filmée, témoigne de l’incroyable vigueur et de l’absolu maîtrise du Maître, à l’apogée de son art...

Les dernières années de vie du grand maître Ueshiba furent des années de paix empreintes d’une grande spiritualité. Il consacra le reste de sa vie à l’enseignement de l’Aikido, la prière et la méditation, l’étude des textes sacrés, le travail de la ferme et la calligraphie.

« En m’isolant à Iwama et en me retirant des affaires de ce monde, j’ai été capable d’approfondir et de comprendre la relation unique de l’homme avec la nature. Je me lève à quatre heures tous les matins, je me purifie et je sors à l’extérieur pour accueillir le soleil. Je crée un lien entre moi et le cosmos grâce à l’Aiki et je communie avec toute chose. Je me sens transformer en l’univers lui-même. Je suis en parfait harmonie avec le divin. »

En 1969, O Sensei Morihei Ueshiba était tombé malade. Un cancer foudroyant l’emporta le 26 avril 1969. Ce même jour, le gouvernement japonais lui décerna l’Ordre de Trésor Sacré, le plus élevé des honneurs, pour avoir créé l’Aïkido. Ses cendres furent enterrées dans le temple de la famille Ueshiba à Tanabe et les mèches de ses cheveux furent conservées comme reliques sur l’autel Aïki à Iwama, au cimetière familial de Ayabe et grand autel Kumano. Sa femme Hatsu décéda à son tour deux mois plus tard.

 

O'Sensei pratiquant le bokken

L'Aïkido, qu'est-ce que c'est ?

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Laurent PHILIPPE
05.Aoû

L'Aïkido, qu'est-ce que c'est ?

Le mot japonais Aïkido réunit trois caractères dont le sens peut se résumer ainsi : « la voie de l'harmonisation des énergies » ou « la voie de la coordination physique et mentale de l'énergie ».

Un peu d’histoire

L’Aïkido est un art martial authentique et original qui fait partie intégrante de la « voie martiale » (budo). Il nous faut faire un peu d’effort pour essayer d’imaginer, à notre époque, tout ce qu’englobait ce concept de budo, développé au cours des siècles par la classe d’essence guerrière des bushi, catégorie qui englobait les fameux samouraïs.

En effet, jusqu’à la fin du XIXe siècle, le choix d’un homme de devenir bushi était un acte qui engageait sa vie toute entière. La formation, s’étalant sur de nombreuses années, n’était pas limitée aux techniques proprement martiales, mais s’étendait à tout le champ de l’activité sociale (lettres, poésie, musique, etc.). 

Sans provenir directement de cette classe de samouraïs, le fondateur de l’Aïkido, Me Morihei UESHIBA, a reçu toute sa formation des maîtres qui dirigeaient ou héritaient de telles écoles, le plus souvent familiales, et s’est soumis lui-même pendant la majeure partie de sa vie à des entraînements et des épreuves très sévères. Avant l’âge de 30 ans, il maîtrisait déjà complètement les techniques d’armes traditionnelles comme la lance (Naginata), le bâton (Jo et Bo) ou le sabre (Ken), ainsi que les techniques de contrôle à mains nues (Jü-Jutsu).

C’est ce legs qui a donné naissance à l’Aïkido que nous connaissons aujourd’hui, riche d’un ensemble de techniques souvent d’origine très ancienne, que ce soit à l’aide d’armes ou à mains nues. Pour cette raison, l’étude de l’Aïkido comprend celle du maniement des principales armes traditionnelles : jo (bâton remplaçant la lance), boken (sabre de bois) et tanto (couteau).

Les principes

L’essence de toute technique d’Aïkido réside dans l’emploi du corps tout entier en vue de créer une dynamique autour d’un centre stable et énergique. Même lorsqu’une technique semble ne recourir qu’à une seule partie du corps, une observation approfondie montre qu’en réalité le mouvement engage le corps tout entier. 

La clé de voute de l’enseignement et de l’éducation en Aïkido repose sur l’observation d’une étiquette qui établit les bases de rapports humains fondés sur le respect de soi-même et d’autrui. Au lieu de percevoir l’agresseur comme un ennemi, le but de la pratique de l’Aïkido est de ne faire qu’un avec lui.

L’Aïkido est avant tout un art du placement le plus judicieux de la personne dans une situation d’attaque, et celui des déplacements le plus en harmonie possible avec ceux de l’attaquant, le tout dans le respect de la mobilité anatomique «naturelle». Ainsi, la pratique de l’Aïkido sur une longue période de temps ne conduit pas à des déformations ou des déséquilibres corporels, mais contribue au contraire à un développement harmonieux de l’équilibre général et de la musculature. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer sur les tapis des pratiquants qui ont dépassé les 30 voire les 40 ans de pratique assidue et qui maintiennent, parfois au-delà de 75 ans, sans contrainte éprouvante, leurs deux ou trois séances d’entraînement hebdomadaire.

L’entraînement en Aïkido

L’objectif ambitieux du budo est la transformation personnelle. L’exigence première est celle de maîtriser les lois du mouvement corporel, de l’équilibre, du tempo avec un partenaire attaquant, de la respiration... Les pratiquants s’entraînent pour « capter » le mouvement du partenaire et l’amener en déséquilibre, tout en restant eux-mêmes bien « centrés », c’est-à-dire stables.

La plupart du temps les techniques s’étudient avec un partenaire, chacun attaquant l’autre à tour de rôle pour lui donner l’occasion de perfectionner son mouvement. La répétition des mouvements est la base de l’enseignement. Dans une telle étude, il n’y a jamais ni vainqueur ni vaincu, seulement deux personnes qui s’entraident en respectant leurs niveaux respectifs dans la connaissance de l’art. 

Etre « centré »

Le pratiquant d’Aïkido développe progressivement une posture décontractée dans laquelle il cherche à placer l’essentiel de sa gravité vers son centre physiologique situé dans le bas de l’abdomen. La gravité n’est ainsi plus une force à surmonter, mais sert au contraire de support et contribue à stabiliser la posture. Le résultat est qu’un mouvement même banal devient gracieux et ne demande que très peu d’énergie. Les effets de cette attitude et de cette prise de conscience de son « centre » sont aussi bien à mesurer sur le plan physique que mental. De surcroît, mis en application dans la vie quotidienne, de tels principes accroissent la vitalité, aiguisent les sens, et l’on se sent moins vulnérable aux irritations et contrariétés. 

Les techniques et les styles

Du point de vue strictement technique, l’Aïkido met en jeu toute la palette des attaques logiquement possibles : coups portés à mains nues, avec les pieds ou avec des armes, et saisies soit sur la personne directement soit aux vêtements, que ce soit de face ou de dos. Il comprend également l’étude des mêmes à partir de la position assise au sol, avec un attaquant soit debout soit assis également.

Les techniques mises en jeu sur ces attaques sont principalement de deux ordres : immobilisations/contrôles et projections, au gré de la nature de l’attaque. L’enseignement se focalise sur l’apprentissage des principes fondamentaux et sur leur mise en oeuvre dans telle ou telle technique. C’est ainsi que le pratiquant enrichit progressivement son répertoire.

Les styles de pratique sont propres à chaque enseignant ou à chaque « école » : certains mettent l’accent sur la fluidité des mouvements, d’autres sur le développement de la puissance, d’autres enfin sur une très grande mobilité ou au contraire sur une forte stabilité au sol, ou bien combinent tel et tel de ces objectifs. Le « style » développé par certaines écoles peut être reconnaissable par un observateur expérimenté.

Qui peut pratiquer ?

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Laurent PHILIPPE
05.Aoû

Qui peut pratiquer l'Aïkido ?

Tout le monde peut pratiquer l'Aïkido.  

L'Aïkido et les enfants

Discipline martiale qui aide au développement des valeurs morales et physique des jeunes, l'Aïkido représente une méthode d'éducation complète.

Nous souhaitons qu'à travers l'Aïkido l'enfant apprenne à agir, créer, aider, montrer et ainsi trouver sa propre place dans notre société.

Nous espérons tout simplement participer à l'éducation des enfants.

L'Aïkido et les femmes

La pratique de l'Aïkido convient particulièrement aux femmes car elle nécessite d'utiliser avant tout la souplesse, l'énergie, la capacité à évaluer rapidement des situations plutôt que la simple force physique.

Les femmes peuvent donc progresser au sein de cette discipline qu'elles pratiqueront efficacement, avec leur propre sensibilité, et toujours avec plaisir. 

L'Aïkido et les seniors

Avec le vieillissement de la population, de la prise de conscience de l'intérêt du sport pour la santé et le bien-être des seniors, de nombreuses recherches ont vu le jour.

L'Aïkido s'inscrit très naturellement dans cette démarche. Au-delà de l'aspect purement thérapeutique, il joue un rôle préventif très important et apporte beaucoup de bien être aux « seniors débutants » (c'est-à-dire tous ceux qui, de 55 à 80 ans, commencent une activité physique). En ce sens, ils diffèrent des « vétérans » qui, eux, n'ont jamais cessé de pratiquer.

Les bienfaits de l'Aïkido : 

  • Retrouver et développer l'énergie fondamentale,
  • L'équilibre,
  • Assumer l'agression de l'environnement et oser rentrer dans la vie,
  • Faire vivre son corps dans l'espace.

Inscription

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05.Aoû

Tarifs

Pour une année de pratique : 

  • Enfants : 115 euros (dont 25 euros de licence FFAB),
  • Adultes : 210 euros (dont 35 euros de licence FFAB).

Pour les personnes de 6 à 30 ans, le club est intégré dans le dispositif Pass'Sport. Toutes les informations ici.

 

Inscription

L'inscription au club se fait via un formulaire d'inscription à remplir en ligne et disponible ci-dessous. Afin de compléter votre inscription en ligne, dans le cas d'une nouvelle adhésion, vous aurez besoin d'un certificat médical attestant aucune contre-indication à la pratique de l'Aïkido ainsi que d'une photo d'identité.

  • Formulaire d'inscription adulte
  • Formulaire d'inscription enfant

 

S'équiper pour débuter

  • Un « kimono » ou plus exactement un keikogi de type judo,
  • Une ceinture blanche,
  • Des zooris (paire de tongs).

Le Club

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Laurent PHILIPPE
05.Aoû

Enseignants

  • Guillaume COLONGE - 6e dan, Chargé d'Enseignement National pour la FFAB, Diplômé d'Etat
  • Laurent PHILIPPE - 3e dan, Brevet Fédéral
  • Rémi METZDORFF - 3e dan, Brevet Fédéral
  • Eric TARD - 2e dan, Brevet Fédéral

 

Horaires des cours

Cours adultes

Tous les lundis :

  • Cours d'armes de 19h à 20h
  • Cours classique de 20h à 21h30

Tous les jeudis : 

  • Cours classique de 20h à 21h30

Remarque : La pratique des armes fait partie intégrante de l'Aïkido. Néanmoins, ceux qui ne pourraient être présents au cours d'armes le lundi à 19h peuvent tout à fait venir le lundi soir pour le cours de 20h.

Cours enfants

Les cours enfants s'adressent aux enfants de 6 à 14 ans (à discrétion du professeur).

Tous les jeudis :

  • de 19h à 20h

 

Se rendre au dojo

Gymnase Voltaire - Rue des Garonnes - 95110 Sannois

Le dojo se retrouve au 1er étage.

 

Fédération

Notre club fait partie de la Fédération Française d'Aïkido et de Budo (FFAB).

Il s'agit d'une fédération de plus de 800 clubs et de près de 23 000 licenciés. Elle dispose de l'agrément du Ministère des Sports par arrêtés du 7 octobre 1985 et du 3 décembre 2004, et est reconnue par l'Aïkikai So Hombu de Tokyo.

Le président de la fédération est Didier ALLOUIS. Nobuyoshi TAMURA Sensei en fut le directeur technique jusqu'à son décès, en 2010.

 

Liens

  • Comité Départemental FFAB du Val d'Oise (CD95)
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